Glossaire Hôpital-Santé Publique
Quelques définitions de termes et sigles souvent utilisés aujourd'hui à l'hôpital
Acte classant
Acte marqueur d’une différenciation statistique de consommation de ressources. Sa mention dans le
RUM est indispensable car elle joue un rôle dans l’affectation du séjour dans le
GHM adéquat au moment du groupage.
Affection iatrogène
Affection provoquée par les soins, par le médecin
AFSSAPS
Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé.
Créée par la loi n° 98-535 du 1er juillet 1998 relative au renforcement de
la veille sanitaire et du contrôle de la sécurité sanitaire des produits
destinés à l’homme, l’AFSSAPS est un établissement public ayant pour mission
de : garantir l’indépendance, la compétence scientifique et l’efficacité
administrative des études et des contrôles relatifs à la fabrication, aux
essais, aux propriétés thérapeutiques et à l’usage des médicaments et des
produits de santé. Elle délivre les autorisations de mise sur le marché des
médicaments et exerce des fonctions de police sanitaire. Elle s’est substituée à
l’Agence du médicament.
Aléa thérapeutique
Accident médical en l’absence de faute
Ambulatoire
A l’hôpital, qualifie une prestation médicale
assurée auprès d’un malade séjournant moins de 24 heures
ANAES
Agence nationale d’accréditation et
d’évaluation en santé. Créée par l’ordonnance du 24 avril 1996 portant réforme
de l’hospitalisation publique et privée, l’ANAES, établissement public de
l’Etat, "a pour mission de :
- favoriser, tant au sein des établissements de santé publics et privés que dans le cadre de l’exercice libéral, le développement de l’évaluation des soins et des pratiques professionnelles ;
- de mettre en œuvre la procédure d’accréditation des établissements de santé (…) ;
- elle peut être également chargée de l’évaluation d’actions et de programmes de santé publique".
ARH
Agence régionale de l’hospitalisation. Créée par
l’ordonnance du 24 avril 1996 dans chaque région, sous la forme d’un GIP
(groupement d’intérêt public), c’est une autorité de décision, compétente à la
fois pour l’hospitalisation publique et privée. C’est à elle qu’incombe la
définition et la mise en œuvre de la politique régionale d’offre de soins
hospitaliers, l’analyse et la coordination de l’activité des établissements de
santé publics et privés, et la détermination de leurs ressources. Le directeur
de l’ARH détient la responsabilité du régime des autorisations en matière de
création, suppression, transformation et conversion d’activités médicales
hospitalières, après avis d’un Comité régional de l’organisation sanitaire et
sociale (CROSS) composé de représentants de l’Etat, de l’assurance-maladie, des
collectivités territoriales, des établissements de santé publics et privés, des
professions de santé hospitalières médicales et non médicales et des usagers. Il
dispose de moyens très contraignants pour faire coopérer les établissements de
santé ou pour imposer des fusions forcées.
Carte sanitaire
Instituée par la loi hospitalière du 31 décembre 1970, le
découpage du territoire en secteurs sanitaires avait pour but une maîtrise
quantitative des équipements par le biais d’indices, une planification et une
coordination de l’installation des équipements lourds et des lits. Très
critiquée pour sa rigidité, elle a été essentiellement utilisée comme un outil
de gestion des demandes d’autorisation, de création, d’extension ou de
conversion des établissements. La carte sanitaire a été supprimée par
l’ordonnance de simplification administrative du 4 septembre 2003.
Case-mix
Anglicisme désignant l’éventail des cas traités, décrit par le classement en GHM des séjours réalisés
dans les unités de soins de courte durée.
CCAM
La classification commune des actes médicaux remplace la NGAP et le CdAM. Elle doit ainsi devenir un système
de codage des actes, commun à l’Etat et à l’Assurance Maladie. Cet objectif sera
atteint lorsque les valeurs et règles de tarification des actes seront publiées.
Elle représente une part importante de la CCAPS (Classification commune des
actes des professions de santé). Elle est utilisable depuis janvier 2002 dans le
cadre du PMSI; la version actuelle est d’utilisation obligatoire dans les
établissements de santé depuis le 1er janvier 2004.
CdAM
Le Catalogue des Actes
Médicaux est une classification structurée en cinq champs, dont chacun
correspond à un domaine d’activité médicotechnique. Il servait à coder les actes
médicaux dans les RUM. La fin de vie du CdAM correspond à l’obligation
d’utiliser la CCAM.
Charte du patient hospitalisé
Annexée à la
circulaire n° 95-22 du 6 mai 1995, elle précise que "le patient hospitalisé
n’est pas seulement un malade, il est avant tout une personne avec des droits et
des devoirs". Elle traite principalement de l’accès au service public
hospitalier, de la dispensation des soins - préventifs, curatifs ou palliatifs
-, de l’information du patient et de ses proches, du principe général du
consentement préalable - spécifique pour certains actes -, de la liberté
individuelle, du respect de la personne et de son intimité, du droit à la vie
privée et à la confidentialité, de l’accès aux informations contenues dans les
dossiers administratifs et médicaux et des voies de recours des patients.
"Chaque établissement remet aux patients, lors de leur admission, un livret
d’accueil auquel est annexée la charte du patient hospitalisé (…)", (art. L
1112-2 du Code de la santé publique).
CHR
Centre hospitalier régional. Les CHR ont une
vocation régionale liée à leur haute spécialisation et figurent sur une liste
établie par décret. Ils doivent assurer les soins courants à la population
proche, et aussi des soins techniques de haut niveau pour l’ensemble de la
population régionale, voire nationale.
CHU
Centre hospitalier universitaire. C’est un CHR
qui a passé une convention avec une université comportant une ou plusieurs
unités de formation et de recherche.
COM
Contrat d’objectifs et de moyens. Conclu entre l’ARH et les
établissements de santé publics et privés participant au service public
hospitalier, il tient compte des orientations stratégiques arrêtées dans le
projet d’établissement et définit les transformations nécessaires à la poursuite
de ces orientations.
Dossier Médical Personnel (DMP)
Le DMP entrera en
vigueur au 1er juillet 2007 et contiendra les éléments de diagnostic et de soins
concernant le patient, qui auront été reportés par le médecin traitant. Le
patient sera le seul à avoir un accès automatique au dossier et à pouvoir
déterminer qui pourra y accéder (médecin traitant et autres praticiens en la
présence du patient).
DHOS
Direction de l’hospitalisation et de l’organisation des soins au
ministère de la santé
Comité technique national des infections
nosocomiales
crée par un arrêté du 3 août 1992, ce comité est
essentiellement chargé de définir un programme national de lutte contre les
infections nosocomiales, de promouvoir un système national de surveillance et de
faire des recommandations techniques pour la surveillance et la prévention des
infections nosocomiales.
Dotation globale de financement
(DGF)
Mode de financement du secteur public hospitalier depuis la loi
n° 83-25 du 19 janvier 1983, remplaçant le prix de journée qui
représentait le prix moyen d’une journée d’hospitalisation. Désormais, le budget
global fixe une dotation globale finançant la part des dépenses prises en charge
par les régimes d’assurance-maladie. La DGF a un caractère forfaitaire et son
montant, qui couvre en moyenne 90 % des ressources d’exploitation, est arrêté
depuis la réforme de 1996 par le directeur de l’ARH. Son versement aux
établissements de santé est assuré sous la forme de 12 allocations mensuelles
par la caisse de sécurité sociale du régime général ou d’autres régimes de la
circonscription dans laquelle est implanté l’établissement. Elle doit être
supprimée au profit de la tarification à l’activité.
DREES
Direction de la recherche, des études, de
l’évaluation et des statistiques au ministère de la santé
EPS
Etablissement public de santé
FASMO
Fonds pour l’accompagnement social et la modernisation des
hôpitaux
FIMHO
Fonds d’investissement pour la modernisation des
hôpitaux
FPH
Fonction publique hospitalière
FINESS
Fichier
national des établissements sanitaires et sociaux.
GHM
Groupes homogènes de malades. Dans le
PMSI, la classification en GHM repose sur le classement de la totalité des
séjours en un nombre limité de groupes de séjours présentant une similitude
médicale et un coût voisin.
GHS
Groupes homogènes de séjours. Dans le
PMSI, la classification en GHS repose sur le classement de la totalité des
séjours.
HAS (Haute Autorité de Santé)
La Haute
Autorité de santé est un organisme d'expertise scientifique, consultatif, public
et indépendant, chargé :
- d'évaluer l'utilité médicale de l'ensemble des actes, prestations et produits de santé pris en charge par l'assurance maladie ;
- de mettre en oeuvre la certification des établissements de santé ;
- de promouvoir les bonnes pratiques et le bon usage des soins auprès des professionnels de santé et du grand public.
La HAS formule des recommandations et rend des avis indépendants, impartiaux et faisant autorité.
Ils permettent d'éclairer les pouvoirs publics quant aux décisions de
remboursement des produits et services médicaux et de contribuer à améliorer la
qualité des pratiques professionnelles et des soins prodigués au patient. La
Haute Autorité de santé reprend ainsi les missions de l'Agence Nationale
d'Accréditation et dévaluation en Santé ( ANAES), celles de la Commission de la
transparence et de la Commission d'évaluation des produits et prestations et
s'en voit adjoindre de nouvelles.
La HAS a été créée par la loi 2004-810 du
13 aout 2004 relative à l'assurance maladie. La HAS a été mise en place le 1er
janvier 2005. Son organisation et son fonctionnement sont fixés par le décret
2004-1139 du 26 octobre 2004.
Infection nosocomiale
Infection absente à l’admission à
l’hôpital
InVS
Institut de veille sanitaire. Créé par la loi du 1er juillet 1998
relative au renforcement de la veille sanitaire et du contrôle de la sécurité
sanitaire des produits destinés à l’homme, l’InVS est un établissement public,
placé sous la tutelle du ministre de la Santé, chargé "d’effectuer la
surveillance et l’observation permanente de l’état de santé de la population",
d’alerter les pouvoirs publics en cas de menace sur la santé publique et de
mener toute action appropriée. Il a succédé au Réseau national de santé publique
(RNSP).
ISA
Indice synthétique d’activité. Cet indice avait
pour but de mesurer l’activité des unités de soins de courte durée MCO des
établissements hospitaliers. Le passage à la T2A a supprimé l'utilisation de cet
indice.
Médecin traitant
Depuis le 1er janvier
2005, chaque assuré doit choisir un médecin traitant pour bénéficier du meilleur
taux de remboursement par la Sécurité sociale. Il peut s’agir soit d’un
généraliste, soit d’un médecin hospitalier ou d’un médecin d’un centre de santé,
soit d’un spécialiste. Le médecin traitant coordonnera les soins de son patient
et sera chargé de l’adresser à un autre médecin s’il le faut.
MCO
Médecine Chirurgie Obstétrique
MIGAC
Le nouveau dispositif de
financement des établissements sanitaires, fondé sur le principe de tarification
à l’activité (T2A), est entré en application depuis le 1er janvier 2004. La
progressivité de la réforme est assortie de la mise en place d’enveloppes
spécifiques aux établissements publics et P.S.P.H. destinées à financer les
Missions d’Intérêt Général (MIG) et à contribuer à l’accomplissement des
Contrats d’Objectifs et de Moyens (AC : Aide à la Contractualisation).
NGAP
Document tarifaire sur lequel se fonde le paiement
à l’acte permettant à l’aide de lettres-clés (B, K, Z...) de rémunérer
l’activité libérale des médecins, des sages-femmes et des soignants
paramédicaux. Dans les établissements publics, la NGAP sert au paiement de
l’activité externe et à mesurer l’activité des services
médicotechniques.
ONDAM
Objectif national des dépenses d’assurance
maladie
OQN
Objectif quantifié national
Parcours de soins
Le patient doit consulter son médecin
traitant en première intention pour tout acte médical, (exception faite pour
lÕophtalmologie, pédiatrie, gynécologie, dentaire, psychiatrie). Le médecin
traitant pourra, si besoin, orienter son patient vers un spécialiste ou
généraliste, appelé médecin correspondant, au choix du patient.
Permanences d’accès aux soins de santé (PASS)
Suivant la loi du 29 juillet 1998 de lutte contre les exclusions, le
service public hospitalier concourt "à la lutte contre l’exclusion sociale". Sur
cette base, l’accueil social à l’hôpital est généralisé et les établissements
publics de santé ainsi que les établissements privés participant au service
public hospitalier doivent mettre en place, dans le cadre des Programmes
régionaux pour l’accès à la prévention et aux soins (PRAPS), des PASS adaptées
aux personnes en situation de précarité pour les accompagner dans les démarches
nécessaires à la reconnaissance de leurs droits. En 1999, les établissements
publics de santé ont mis en place 300 PASS.
PLFSS
Projet de loi de financement de la Sécurité
sociale
PMSI
Programme de médicalisation des systèmes
d’information. Le PMSI est un outil d’allocation budgétaire, d’utilisation
obligatoire pour l’ensemble des hospitalisations de court séjour. Il permet de
produire un indicateur d’efficience ou de productivité des hôpitaux.
Programmes régionaux pour l’accès à la prévention et aux
soins des personnes les plus démunies (PRAPS)
Créés, dans chaque région,
par la loi n° 98-657 du 29 juillet 1998 de lutte contre les exclusions qui
affirme que "l’accès à la prévention et aux soins des personnes les plus
démunies constitue un objectif prioritaire de la politique de santé". Ces
programmes concernent l’accès à la prévention, l’éducation à la santé, l’accès
aux soins et visent à assurer une continuité de la prise en charge
socio-sanitaire des personnes et des familles en difficulté. Leur élaboration et
leur mise en œuvre sont coordonnées par le préfet de région.
PSPH
Etablissement privé participant au service
public hospitalier
Réseaux de
soins
L’ordonnance du 24 avril 1996 incite les établissements de santé à
développer des réseaux de soins avec les praticiens libéraux sur tout le
territoire, afin de promouvoir de nouvelles formes de prise en charge plus
cohérente des patients et de renforcer, par exemple, la place du médecin
généraliste. La coopération est volontaire et l’activité comprend la prise en
charge des malades, des activités de prévention collective et d’éducation pour
la santé (article L 6121-5 du Code de santé publique).
RSA
La production de résumé de sortie anonyme est
effectuée à partir des fichiers de RSS ; elle est le résultat d’un processus
automatique réalisé par un module logiciel fourni par les services de l’Etat.
RSS
Un Résumé de Sortie Standardisé est produit pour
tout séjour hospitalier, réalisé dans le champ d’activité MCO décrit par le
PMSI. Chaque RSS est constitué d’un ou plusieurs Résumé(s) d’Unité Médicale -
RUM.
RUM
Un Résumé d’Unité Médicale est produit à la fin
de chaque séjour de malade dans une unité médicale assurant des soins de courte
durée, quel que soit le mode de sortie de cette unité. Le RUM contient un nombre
limité d’informations d’ordre administratif et médical, qui doivent être
systématiquement renseignées et codées selon des nomenclatures et des
classifications standardisées, afin de bénéficier d’un traitement automatisé.
SAE
Statistique annuelle des établissements de
santé
SAU
Service d’accueil des urgences
SPH
Service public
hospitalier
SROS
Schéma régional d’organisation sanitaire.
Etablis dans chaque région par le directeur de l’ARH, pour 5 ans, après
concertation avec les acteurs locaux, ils organisent la répartition géographique
des équipements ou activités. Ils doivent prendre en compte les priorités
régionales, celles-ci (les urgences, la cancérologie, la périnatalité, la
cardiologie) étant différentes selon les régions, en s’appuyant sur une
appréciation fine des besoins. A côté de la carte sanitaire, les SROS, publiés
en 1995 puis en 1999, doivent contribuer au décloisonnement de l’offre de soins
en proposant notamment des réallocations de moyens (en équipements et en
personnel) (articles L 6121-3 et 4 du Code de la santé publique).
Tarification à l'activité (T2A)
La Tarification à
l'activité (T2A) est un mode de financement qui vise à fonder l'allocation des
ressources aux établissements de santé publics et privés sur la nature et le
volume de leur activité réalisée, mesurée, pour l'essentiel, sur la base des
données issues du programme de médicalisation des systèmes d'information
(PMSI).