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Projet CoMeDIAS

by Michel JOUBERT last modified 2006-04-07 15:59

Notre objectif dans le projet CoMeDIAS est de concevoir et de réaliser un ensemble de services Web spécialisés concernant aussi bien l’accès aux bases de donnés des patients (cliniques, biologiques, iconographiques, etc.), que l’accès aux informations utiles à la pratique médicale (banques de données sur les médicaments, à la bibliographie, aux guides de bonne pratique et autres recommandations, aux essais thérapeutiques en cours, etc.). Ces services Web, véritables briques logicielles conçues pour développer des systèmes d’information, seront exploités au sein d’applications qui permettront de les activer et de présenter leurs résultats de manière homogène.

 

Le projet CoMeDIAS est un projet interne au LERTIM depuis 2002.

Contact : mfieschi@ap-hm.fr; mjoubert@ap-hm.fr

 

Introduction

Ces vingt dernières années les concepteurs en informatique médicale ont expérimenté et implémenté un nombre important de systèmes d’information hospitaliers dans le monde entier. Il apparaît que beaucoup de questions qui se posaient dans les années 80 n’ont pas encore de réponses aujourd’hui [1]. Les systèmes d’information ont eu des difficultés à évoluer. Leur devenir dépend de leur capacité à faire évoluer leur architecture [2], ou d’intégrer de nouvelles fonctionnalités comme l’accès à la connaissance, l’aide à la décision ou les guides de bonne pratique clinique [3]. Des expériences encourageantes ont été menées par les IAIMS ( integrated advanced information management system ) [4-7]. Aujourd’hui l’accent est mis sur la sécurité du patient, l’aide à la décision et la médecine basée sur les niveaux de preuve. De nouveaux outils et de nouvelles approches devraient améliorer la qualité des soins. Dans cette voie, la notion de système d’information en santé devrait étendre la notion plus retreinte de système d’information hospitalier [8]. De nouveaux concepts et de nouvelles techniques devraient coopérer pour faire progresser des systèmes d’information centrés sur le patient et orientés sur les processus de prise en charge [9].
Des efforts ont été faits pour réaliser des systèmes de gestion de données cliniques, de laboratoires et d’imagerie. Toutefois, l’hétérogénéité des données est un réel problème du fait de leur éparpillement. D’un point de vue technique, l’hétérogénéité est due aux [10] :

  • technologies des réseaux, des appareillages et des systèmes d’exploitation ;
  • moyens de communication et aux solutions adoptées ;
  • technologies utilisées pour les interfaces ;
  • langages de programmation ;
  • architectures des systèmes ;
  • formats des données et des documents.

D’un point de vue informationnel, quand des applications échangent des données, des problèmes apparaissent dus à des différences de codage. Les règles de codification et les possibilités de transcodage sont donc d’une grande importance. En outre, les évolutions de différents systèmes d’information dans une même zone géographique, une région par exemple, ne peuvent pas être synchrones. Certains systèmes hospitaliers évoluent plus rapidement que d’autres, c’est aussi le cas des systèmes informatiques des médecins de ville. La question qui se pose est alors de savoir comment construire un système d’information de santé centré sur le patient qui puisse évoluer de manière cohérente.
L’hétérogénéité actuelle est inévitable. L’objectif du projet CoMeDIAS ( Computerized Medical Data through Internet Access Services ) est de proposer une plate-forme capable de fournir aux professionnels de la santé un moyen d’accès homogène aux sources de données hétérogènes par nature. Les technologies utilisées sont issues de l’Internet, connues sous le nom de Web services , qui facilitent l’intégration de différents services. L ‘emploi de nomenclatures standards facilite les échanges de données.  

 

Contexte

L’information utile aux soins n’est pas seulement stockée dans des bases de données, elle est aussi enregistrée dans des systèmes documentaires sur les pratiques et les protocoles, des banques de données sur les médicaments, etc. Des informations concernant les patients sont aussi présentes dans des documents textuels, comme des rapports des lettres d'admission, des lettres de sortie. A la suite des travaux de la Dublin Core Initiative [11], un ensemble de champs ont été identifiés pour caractériser des documents dans le domaine biomédical [12] et permettre ainsi de les identifier et de les retrouver. Parallèlement, les logiciels de bureautique offrent aujourd’hui la possibilité d’indexer les documents au moyen d’un sous-ensemble de ces champs : nom d’auteur, date de création, sujet, mots-clés, etc. Des documents bureautiques peuvent ainsi être retrouvés dans des répertoires appropriés et n’ont pas besoin d’être stockés dans des bases de données structurées. De cette façon, les informations relatives à un patient peuvent être diffusées sur un réseau hospitalier et accessibles au moyen des fonctionnalités offertes par les logiciels de bureautique standard sous différents systèmes d’exploitation.
D’autres informations utiles sont diffusées hors du lieu d’exercice des praticiens. C’est le cas des sites Internet. Ce sont, par exemple, des guides de bonne pratique, des informations sur les médicaments, de la bibliographie pertinente. Les moteurs de recherche des sites Internet permettent de retrouver l’information souhaitée. Cependant, le succès de la recherche n’est pas garanti du à leur manque de spécificité. C’est pourquoi différentes institutions servent de portails en indexant les documents publiés sur l’Internet à l’aide de termes MeSH [13-15]. Les procédures de stockage et de recherche d’information nécessitent l’emploi de nomenclatures et de thesauri standard qui constituent le référentiel grâce auquel des applications peuvent coopérer efficacement. Les développements que nous effectuons actuellement dans le cadre du projet européen WRAPIN en sont une illustration.

 

Objectifs

Des bases de données existent dans les hôpitaux depuis de nombreuses années. L’accès à celles-ci est administré par la technologie utilisée quand elles furent implémentées. Les contraintes sont dues aux protocoles de communication, comme IBM-SNA et d’autres. De plus, les bases de données ne sont pas toutes relationnelles, mais peuvent être implémentées avec des logiciels propriétaires. L’objectif principal du projet CoMeDIAS est de fournir une plate-forme qui s’affranchisse de ces problèmes et facilite l’intégration de nouvelles bases de données.
L’idée de base pour intégrer des bases de données hétérogènes est de construire un middleware utilisant les protocoles de communication de l’Internet, comme HTTP, et des Web services pour afficher les données. Les données peuvent être celles d’un patient : données cliniques, données de laboratoire, imagerie médicale, etc. Elles peuvent aussi être liées à un problème clinique rencontré : guides de bonne pratique, protocoles opératoires ou de soins, prescriptions médicamenteuses, etc. Dans ce sens, CoMeDIAS n’est pas une application, mais un ensemble de services à partir desquels il est possible de construire des interfaces permettant à des utilisateurs de naviguer « intelligemment » au sein des bases de données et de collecter de l’information utile facilement dans des bases de données externes à leur institution. Cette navigation est rendue possible par l’emploi de nomenclatures standards aussi bien pour le codage de l’information que lors des processus de recherche.

 

Bibliographie

[1] Ball MJ. Hospital Information Systems: perspectives on problems and prospects, 1979 and 2002. Int J Med Inf 2003; 69(2-3): 83-9.
[2] Borst F, Appel R, Baud R, Ligier Y, Scherrer JR. Happy birthday DIOGENE: a hospital information system born 20 years ago. Int J Med Inf 1999; 54 (3): 157-67.
[3] Pryor TA, Gardner RM, Clayton PD, Warner HR. The HELP system. J Med Syst 1983; 7(2): 87-102.
[4] Clayton PD. Integrated Advanced Medical Information Systems (IAIMS): payoffs and problems. Methods Inf Med 1994; 33(4): 351-7.
[5] Hripcsak G. IAIMS architecture. J Am Med Inform Assoc 1997; 4(2): 20-30.
[6] Stead WW, Olsen AJ, Benner SA, Blackwelder M et al.. The IAIMS - an essential infrastructure for increasing the competitiveness of health care practices. J Am Med Inform Assoc 1997; 4(2): 73-6.
[7] Cimino JJ. The Columbia Medical Informatics Story: from clinical system to major department. MD Comput. 1999; 16(2): 31-4.
[8] Khun KA, Giuse DA. From Hospital Information Systems to Health Information Systems. Methods Inf Med. 2001; 40: 275-87.
[9] Staccini P, Joubert M, Quaranta JF, Fieschi M. Towards elicitation of users requirements for hospital information system: from a care process modelling technique to a web based collaborative tool. Proc AMIA Symp. 2002: 732-6.
[10] Stal M. Web Services: beyond component-based computing. Comm ACM 2002; 45(10): 71-6.
[11] Dublin Core Metadata Initiative. The Dublin Core Metadata Element Set. http://dublincore.org/documents/dces/.
[12] Malet G, Munoz F, Appleyard R, Hersh WR. A Model for Enhancing Internet Medical Document Retrieval with « Medical Core Metadata ». J Am Med Inform Assoc 1999; 6: 163-72.
[13] Health On the Net. http://www.hon.ch.
[14] Centre Hospitalier Universitaire de Rouen. CISMeF. http://www.chu-rouen.fr/cismef.
[15] Hersh WR, Brown KE, Donohoe LC, Campbell EM, Horacek AE. Cliniweb : managing clinical information on the world wide web. J Am Med Inform Assoc 1996; 3: 273-80.

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